Culture et peuplades de la Tanzanie
par Robert Lavallée

 



L’Afrique c’est beaucoup plus que l’observation d’animaux, c’est aussi un pays d’une grande beauté. Lors de nos rencontres, Marcel, l’organisateur du voyage, m’avait avisé que le seul fait de voyager et de vivre en Afrique est une expérience en elle-même. Celui-ci, ayant travaillé en Afrique à deux occasions, sait de quoi il en est de ce voyage.


Ces cyclistes transportent du charbon de bois pour la combustion du poêle à la cuisine.


Un cycliste du dimanche, bien vêtu. Les gens avec le peu qu'ils ont, sont très propres de leur personne.

Comme je l'ai déjà mentionné dans mon premier article, la Tanzanie est un pays assez sécuritaire et nous ne nous sentions pas menacés. Le guide nous a toutefois avisé d’éviter de photographier certains individus rencontrés sur les routes. Près des villages Masaï, il y avait de très jeunes gens qui assuraient la protection de la tribu. Âgés entre 18 et 20 ans, ils étaient armés de lance et habillés très différemment du peuple. Nous sentions dans leurs regards que la discrétion était de mise et que les caméras n’étaient pas nécessairement les bienvenues. Je n’ai donc malheureusement pas de photos de ces gendarmes !


Transport de l'eau; comme nous connaissons tous, il y a un manque d'eau dans ces régions, nous voyons régulièrement des gens qui doivent quotidiennement s'organiser au transport de l'eau.


Pêche sur le Lac Victoria, une mer intérieur.

À part les parcs visités et décrits dans le premier article, nous avons aussi visité les secteurs du Lac Eyasi, de Natron et de Victoria. Nous sommes aussi descendus dans le cratère du volcan Empakaai, accompagné du guide armé d’une mitraillette. La géologie toute particulière de ces sites en fait des endroits très intéressants à visiter et chacun de nos déplacements nous apportait plein de surprises. Nous y avons découvert plein de paysages différents mais surtout, nous avons pu assister au quotidien tanzanien.


Le dépanneur du coin.


Le soudeur de la ville dans son atelier de travail.

La première peuplade que nous avons rencontrée, les Hadzade, composée d’environ une quinzaine de personnes de petites statures, vit près du Parc National Lac Manyara. Vivant essentiellement de la chasse des oiseaux et de petits mammifères, ils se déplacent constamment en fonction de la disponibilité du gibier. Nous sommes donc arrivés tôt dans la journée afin de rencontrer cette tribu nomade. Sur la route nous menant à leur territoire, nous avons rencontré le chef de la tribu. Après avoir discuté avec notre guide, nous avons poursuivi notre route vers l’endroit où se trouvait la tribu, à environ 3 ou 4 km. Le chef, quant à lui, nous a suivi en courant derrière le camion jusqu’à l’endroit de la rencontre. J'ai été drôlement impressionné par la rapidité de ce chef car il n’était jamais très loin du camion. Étant moi-même assez actif, je peux dire, sans me tromper, qu’il s’agissait d’une personne avec une très grande capacité physique.


Chef de la tribu Hadzabe.


Arché et son engin de travail.


La collation passereau.


La préparation du lunch.


Après le gros lunch une petite cigarette; un mélange maison qui semblait assommé les fumeurs. À chacune des inspirations, ils s'étouffaient et semblaient même souffrir de cette fumée probablement hallucinogène.


Visite de leur demeure de la tribu et le chef nous a exposées les flèches empoisonnées.

Nous avons visité l’endroit où la tribu dormait, un hameau de branches leur servant de maison. Nous avons également assisté à une séance de chasse à la périphérie de leur secteur. Comme ils se déplacent rapidement, nous avions une grande difficulté à les suivre. Nous n’avions aucunement le même rythme. Lorsqu’ils voyaient une proie, l’enthousiasme s’emparait du groupe et nous étions alors incapables de suivre le rythme. Nous les avons vus manger deux passereaux qu’ils venaient de tuer devant nous. Après avoir décapités les oiseaux avec leurs doigts, ils ont fait un feu sur place et ont cuit leurs prises. Ils nous ont généreusement offert une portion de leur maigre repas mais, vous pouvez imaginer la réponse.


Village rencontré et éparpillé dans la savane Tanzanienne

En nous dirigeant vers le Ndutu, nous avions une visite au Gorge Olduvai, un site archéologique exceptionnel. Vous pouvez trouver sur la toile, à l'adresse suivante: Gorges d'Olduvai, les informations et les détails de ce site intéressant à visiter.


La bâtisse ou nous avons dormi dans le village reconstitué.


La doyenne du village qui nous a accueillis dans sa demeure.


Maasaï au regard impressionnant.

Sur les routes que nous avons utilisées pour nous rendre aux différents parcs, nous avons croisé plusieurs petits villages Masaï. Ceux-ci sont très nombreux au nord du pays. Encore une fois vous pouvez faire une recherche afin de voir l’histoire de ce peuple.

Finalement, notre guide nous avait organisé une nuitée dans un village Masaï reconstitué et financé par un Allemand. Il est aménagé pour les visiteurs afin de faire connaître la culture et les coutumes de ces nomades. Par un très heureux hasard, il y avait une célébration de circoncision d’adolescents près du site ou nous hébergions. Bien entendu nous n’avons pas raté l'occasion d’assister à cette cérémonie. Vers les 17:00 heures, une trentaine de jeunes sont arrivé en chantant, dansant et sautillant continuellement. La cérémonie principale devant se tenir le lendemain matin, les jeunes Masaï ont chanté et dansé toute la nuit sans arrêt. Un festin est servi durant la nuit mais, comme la vraie cérémonie ne commence que le lendemain, nous n’avons pu assister à celle-ci.




L'arrivé et portrait de Maasaï adolescents pour la cérémonie.

Au final nous avons été reçu par un directeur d’école et tous les étudiants nous ont été présentés dans la cour de récréation.


Étudiants heureux de nous rencontrer.

Je pourrais élaborer beaucoup plus sur chacun des sujets puisque, sur les trois semaines qu’a duré ce voyage, nous avons vu et fait beaucoup plus que ce qui est décrit dans ce court compte rendu. Je vous ai raconté ce qui m’a le plus impressionné. Les gens désireux de recevoir plus d’informations sur les endroits visités et les peuplades rencontrées pourront faire des recherches sur la toile et nourrir leur curiosité. Même si le but premier d'un tel voyage est la photographie d’animaux, il y a tellement d’autres choses dans ce pays que la photographie.

Visiter et respirer la Tanzanie c’est vouloir y retourner.




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